PARIS : LES RAISONS D’UNE BAISSE DE LA FÉCONDITÉ

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La capitale a recensé une importante baisse des natalités : une diminution de 1,2% en un an, et de 4% depuis 2010, chiffres de l’INSEE.On compte ainsi 28 945 naissances en 2013, contre 31 440 en 2010 d’après l’INSEE. Soit le taux de natalité le plus bas depuis 1975, année marquée par la mise en place un an plus tôt de la loi Veil sur l’IVG, selon nos confrères du Parisien.

D’après une étude de l’INSEE en 2001, ces chiffres semblaient prévisibles

Celle-ci envisageait que « L’Ile-de-France pourrait dépasser 12 millions d’habitants en 2030 », tout en prévoyant une diminution du nombre d’habitants intramuros.

Au 1er janvier 2013, l’INSEE annonce que la population d’Ile-de-France était estimée à 11,9 millions habitants, se rapprochant ainsi fortement des prévisions de 2001. Et ce en dépit de la baisse de natalité enregistrée à Paris en 2013.

La contrainte du logement, une cause envisageable

L’augmentation du prix des loyers et du cout de la vie parisienne conduisent les familles à «quitter la capitale lorsqu’elles s’agrandissent», note l’Apur (L’atelier Parisien d’Urbanisme). La couronne aspirerait ainsi une partie de la croissance démographique.

L’Apur évoque également un lien entre la baisse des naissances à Paris et les difficultés économiques, « une partie des couples reportant leur projet de fécondité en attendant des jours meilleurs», selon leur étude « Familles parisiennes, les tendances récentes » en mars 2013.

Enfin, cette même source note «l’allongement de la période de vie à deux avant d’avoir des enfants» comme éventuelle cause de cette baisse des natalités parisiennes.

Malgré cela, l’Ile de France se maintient au dessus de la moyenne en 2012, avec un taux de natalité à 15,2%, face au taux national de 12,6%.