L’amniocentèse : faut-il en avoir peur ?

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L’amniocentèse, pratiquée quasi systématiquement sur les femmes enceintes à partir de 38 ans, consiste à prélever stérilement du liquide amniotique pendant la grossesse pour analyser et compter les chromosomes foetaux. Un examen qui effraie beaucoup de femmes mais se révèle sûr et peu douloureux.

A quoi sert l’amniocentèse ?

L’amniocentèse est un prélèvement du liquide amniotique dans lequel évolue l’embryon puis le fœtus. Cet examen est aujourd’hui proposé aux futures mamans de plus de 38 ans et alors remboursé par la sécurité sociale (plus la future maman a un âge avancé, plus les risques d’avoir un enfant trisomique sont importants). Il permet de dépister des anomalies chromosomiques (trisomie 21 par exemple) et quelques maladies héréditaires liées au sexe. Elle peut également être réalisée à l’issue du diagnostic prénatal de la première échographie (mesure de la clarté nucale) et du test sanguin HT 21 (tri test)

On peut découvrir également certaines maladies héréditaires du métabolisme ou certaines anomalies du système nerveux central. L’amniocentèse dite précoce peut être pratiquée à partir de la 16ème ou 17ème semaine d’aménorrhée, en raison d’une pathologie préexistante.

Comment se déroule l’amniocentèse ?

Le prélèvement de liquide amniotique se fait à l’hôpital, de manière stérile, dans une salle spécifique. Le médecin repère le placenta et l’embryon par échographie et introduit une aiguille très fine (sans anesthésie : l’anesthésie est plus douloureuse que la ponction elle-même qui provoque une douleur équivalente à celle d’une prise de sang pour exemple) à travers le ventre maternel, sous contrôle échographique permanent.

15 à 20 ml de liquide sont prélevés et envoyés dans un laboratoire spécialisé. Les résultats de l’amniocentèse sont connus en deux semaines environ.

Y a-t-il des précautions à prendre avant une amniocentèse ?

Non. Il n’est pas même nécessaire d’être à jeun. Cependant le caractère un peu particulier de l’amniocentèse fait que certaines patientes peuvent être anxieuses avant le prélèvement.

N’hésitez pas à le signaler car la prise d’un médicament contre l’anxiété peut vous aider. Dans ces conditions, il est souhaitable qu’une personne vous accompagne à la sortie. Sinon, vous pouvez venir à la maternité et repartir par vos propres moyens. Il vous sera ensuite recommandé de vous reposer un jour ou deux après l’examen.

L’amniocentèse est-elle dangereuse ?

L’amniocentèse pratiquée par des praticiens entraînés, est un geste sûr, mais non dénué de risque. En théorie, le seul risque est éventuellement celui d’une fausse couche, le plus souvent par infection, ce qui justifie les précautions lors du prélèvement. Lorsque très exceptionnellement survient cette fausse couche, elle se produit dans les jours suivants le prélèvement. Le risque statistique théorique est de 1 fausse couche pour 200 amniocentèses.