Grossesse: que mange bébé quand maman mange?

PARTAGER SUR

Vous trottez sur vos stilettos en fumant un paquet par jour, vous êtes accro au café, ne jurez que par les sushis et avez une réputation de fêtarde invétérée ? A partir de maintenant, vous le savez, il va falloir que ça change. Tout ce que vous ingurgitez a des répercussions positives et/ou négatives sur l’enfant que vous portez. Tout ce qu’il faut savoir sur la grossesse et l’alimentation.

Alimentation de la femme enceinte : je mange donc tu es !

Le bébé est capable de sensations gustatives très tôt. Ses premières expériences se font dès son troisième mois de vie intra-utérine en goûtant le liquide amniotique dans lequel il baigne. Le fœtus boit ce liquide et sait déjà distinguer le salé du sucré grâce à toutes ses nouvelles papilles gustatives.

Si vous parfumez vos plats d’épices comme le cumin, la cardamone, le clou de girofle, la cannelle ou encore l’anis aux saveurs très prononcées, votre bébé, par l’intermédiaire du liquide amniotique commencera son apprentissage. L’héritage du goût est à la fois universel et personnel. Par universel, il faut comprendre que l’attirance pour le goût sucré est innée alors que les saveurs acides, amères et excessivement salées provoquent de la méfiance, un réflexe typiquement humain de survie qui protège l’homme des poisons de la nature, acides et amers.

 

Dans le second cas, de la même façon que les parents transmettent leur couleur de cheveux, d’yeux ou de peau, ils transmettent à leurs enfants leur degré de sensibilité sensorielle. Ainsi, chaque enfant naît avec sa propre capacité de sentir et goûter les aliments.

Certains enfants distingueront des concentrations très faibles de sucre, de sel ou d’amertume, quand d’autres mangeront de tout, sans sourciller. En matière d’alimentation, l’équation est simple, ce qui est bon pour vous est bon pour votre enfant, plus vous mangez varié et plus la palette de goûts de votre enfant se développe, mais le contraire est aussi vrai, attention à ce que vous lui proposez !

Alcool et femme enceinte: un verre pour maman, un verre pour bébé !

L’alcool est un poison et à ce titre, il est dangereux pour le développement du fœtus. Lorsque vous buvez, c’est comme si vous trinquiez directement avec votre enfant. L’alcool, comme le reste, va traverser le placenta pour se mélanger au liquide amniotique. Lorsque vous buvez, votre enfant boit aussi. Le geste n’est nullement anodin, l’alcool perturbe le bon développement de l’enfant et peut avoir des conséquences graves et provoquer des malformations.

Il en va de même pour le tabac : quand vous fumez, votre bébé est aussitôt victime de tabagisme passif, les risques de fausse couche et de naissance prématurée sont alors considérablement augmentés, sans oublier les problèmes respiratoires que cela peut entraîner chez votre enfant dès sa plus tendre enfance. Quant au café, au-delà de cinq tasses, les effets sont proches de ceux du tabac.

 

En ce qui concerne l‘alimentation de la femme enceinte, certains mets ou modes de cuisson sont à proscrire. A éviter, les aliments crus à cause de la toxoplasmose (parasite contenu dans la viande, la contamination peut se faire soit directement en mangeant de la viande crue ou bleue, soit par l’intermédiaire d’un animal domestique ou par l’absorption de fruits et légumes mal lavés, la prudence concerne les femmes enceintes non immunisées) et de la listériose (bactérie dangereuse pour le fœtus, potentiellement présente dans les fromages au lait cru, les charcuteries, les poissons fumés, les coquillages crus et le tarama).

Grossesse et alimentation: les aliments comme remèdes

Mais l’alimentation se révèle être un excellent moyen de remettre ses besoins en vitamines, oligo-éléments à niveau et par conséquent, ceux de bébé aussi. En particulier les carences en vitamine B9 ou acide folique. Une insuffisance de cette vitamine peut être particulièrement redoutable pour le fœtus et entrainer de graves malformations touchant le cerveau ou le système nerveux. On privilégie les légumes verts (brocolis, haricots verts, salade, épinards, choux de Bruxelles, très bien lavés si on les mange crus mais aussi les légumes secs, complets ou céréaliers, les fruits comme le melon, la banane, les fruits rouges, les oranges, les kiwis…

Rappelons qu’une bonne hygiène de vie et une alimentation saine sont les meilleurs alliés d’une grossesse sereine. Prenons soin de notre futur enfant en commençant par prendre soin de nous-mêmes et laissons la nature faire le reste. Inutile pour autant de doubler les rations caloriques, puisque, rappelons-le, 150 kilocalories par jour supplémentaires seulement sont nécessaires au fœtus durant le premier trimestre contre 350 kcal les deux autres trimestres de grossesse.